La vraie vie*,  vis ma vie*

Mummy milk

Ici, je vais vous parler de mes deux aventures lactées ! Deux moments de ma vie qui m’ont fait douter. Je n’en ai jamais parlé auparavant ! Ce n’est pas fou-fou mais je n’avais pas le bon public jusque là, haha !

Enceinte de mon premier j’ai voulu faire les cours de préparation à l’accouchement. Et puis le cours sur l’allaitement. Il faut savoir que personne dans mon entourage n’a allaité un bébé excepté une seule et unique personne. Il était donc pour moi évident que j’allais donner le biberon « comme tout le monde ». Mais j’ai quand même souhaité suivre ce cours sur l’allaitement, par curiosité. Quand on me demandait si j’allais allaité bien souvent je répondais « Si j’y arrive » sans vraiment grande conviction.

Je trouvais ça rigolo de voir, d’observer cette seule et unique maman allaitante. Mignon serait un terme plus approprié très certainement, mais ce n’est pas ce que je ressentais. Cela m’amusait. J’ai plus ou moins accompagné cette maman dans sa démarche puisque j’ai gardé sa fille pendant 3 ans. J’avais dans le congélateur, un tiroir réservé à des sachets de lait maternel ! Il est vrai que quand elle me parlait du lien qui l’unissait à son bébé, elle avait des étoiles dans les yeux. Pour autant, je constatais qu’elle luttait quand même pas mal, j’irai même jusqu’à dire que c’était une contrainte. Elle devait tirer son lait au travail et pas toujours simple de se prendre des pauses. Elle avait peur que bébé n’ait pas suffisamment de lait, car bien sûr, on ne peux pas savoir la quantité bu au sein ! Au début, bébé refusait le biberon ce qui était une source d’inquiétude supplémentaire. J’avoue que j’ai pas mal stressé moi aussi ! Bref… Rigolo mais avec un côté un peu anxiogène. C’est ce que j’avais retenu.

Et puis me voilà arrivé dans ce cours et là, révélation : J’aimerai allaiter mon bébé, sur et certaine ! La sage femme donnait des tas d’astuces, de conseils, et d’envie surtout ! L’envie de pouvoir nourrir son bébé soi-même, le corps est tellement surprenant ! Et j’ai plongé mon nez dans des tonnes de livres sur le sujet, j’ai surfé sur des tonnes de sites et j’ai beaucoup discuté. Pourquoi ne pas tenter ?

Et nous voilà arriver le jour J, et la première expérience a été catastrophique !

Vraiment catastrophique ! Je met entre parenthèses l’arrivée de bébé, notre joie, nos larmes, l’amour à profusion, etc. Je parle ici de la toute première tétée, que notre très cher petit morceau n’a pas voulu. La sage femme toute adorable qu’elle était nous rassurait : Bébé a peut être mangé avant de sortir, il n’a peut être pas faim. (Moi j’avais pas lu ça !) J’ai stressé, j’ai faibli, moi qui m’était tant renseigné, je pensais réussir « finger in the noise ». Mille et une questions se sont enchaînées. Et puis au bout de deux heures je me suis dis, « tant pis, donne le bib' » . Bizarrement, c’est là qu’il s’est décidé ! Juste au moment où on montait dans la chambre, juste au moment ou dans ma tête j’avais baissé les armes. Aïe, j’ai compris direct qu’il a hérité du caractère de papa !! « MOI ? On ne m’oblige pas, c’est seulement quand MOI je décide, Na ! Après tout, on m’a sorti de force, je n’avais rien demandé, alors bon ! »

Et c’était parti, petit goulu a pris sa première tétée dans les couloirs de la maternité ! Trop fière ! J’avoue, j’étais trop fière de nous. Le début de notre aventure lactée ! Elle aura durée 19 mois.

J’en arrive donc à ma deuxième aventure !

Quand j’ai appris la grossesse de mon deuxième bébé j’ai eu la trouille ! (Je parle toujours et exclusivement de l’allaitement ici, je n’ai pas eu la trouille d’être enceinte^^) Bien sûr plus personne ne posait la question, personne ne doutait que j’allais allaité bébé 2. Pourtant, moi j’ai douté. Je pensais ne pas y arriver. Et j’étais repartie pour mes milles et une questions. J’avais si peur de ne pas réussir à assumer une deuxième fois. En serais-je capable ? me demandai-je, est ce que je serais tenir le cap ?

Et hop internet, bouquins, comment concilier allaitement, enfants, travail, maison, et qu’on se le dise : le mari ! Je n’ai cette fois ci, trouvé aucun conseils, aucune astuces pour me rassurer : débrouille toi ! J’ai eu peur c’est clair, même après l’arrivée de bébé. Je me questionne toujours.

La tétée de bienvenue c’est super bien passé, l’enchaînement aussi : comme sur des roulettes. « Finger in the noise », réellement cette fois !

Mais le retour à la maison est une toute autre histoire ! J’avais bien eu raison d’appréhender l’affaire : Gérer mon Simon, le bébé et ses nuits très courtes, les douleurs, la maison et son foutu ménage, le retour au travaille, le baby blues qui aurait pu s’abstenir, l’allaitement et le mari (bien évidemment*), j’ai bien failli perdre pied ! L’arrêt de l’allaitement était devenu très sérieux, pareil pour le boulot, j’étais à deux tout petit doigts de décrocher.

D’où est apparue cette force, qui m’a fait tenir coûte que coûte ? Je n’en ai pas la moindre idée ! Mais j’ai gardé boulot et bébé au sein, je n’ai rien lâcher et aujourd’hui j’en suis soulagée car je suis persuadée que j’aurais perdu beaucoup.

Cette maman dont je parlais dans mon premier paragraphe, elle m’a beaucoup aidé avec mon Simon, et je lui donne raison : C’est vrai, c’est parfois contraignant et difficile à gérer mais à mon tour je vous le dis, avec des étoiles plein les yeux, c’est merveilleux de nourrir son bébé avec son propre lait. C’est merveilleux de tenir dans ses bras, l’être que l’on aime le plus au monde, lui donner tout son amour à travers ce liquide magique et les yeux dans les yeux comprendre qu’il n’y a rien de plus satisfaisant pour lui, pour nous.

A bientôt

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